Vol. 031996

Neon Genesis Evangelion Vol. 3

13–18

Auteur : Yoshiyuki SadamotoÉditeur : Shōnen Ace · Kadokawa

Résumé détaillé

Asuka Langley Soryu fait son entrée dans ce volume — et Sadamoto l'introduit avec toute son énergie. Son design dans le manga est légèrement plus réaliste que l'anime : moins exagéré dans les expressions, mais avec une intensité dans le regard qui n'existe pas chez les autres personnages. Elle arrive avec l'Eva Unit-02 rouge depuis l'Allemagne, s'impose immédiatement.
Le volume couvre l'arc de Misato et son passé avec Kaji, introduisant les relations adultes de manière plus sobre que l'anime. Kaji est présenté ici comme un personnage d'emblée ambigu — son charm est évident mais ses motivations sont opaques. Misato réagit à sa présence avec une tension que Sadamoto dessine dans la posture et les mains plutôt que dans le visage.
Le combat contre Israfel (l'entraînement chorégraphié Shinji–Asuka) est l'un des passages les plus réussis graphiquement. Sadamoto dessine la danse d'entraînement comme une véritable chorégraphie de combat — les corps en mouvement, les angles de frappe, la synchronisation physique. La double page du combat final sur fond de Beethoven est l'une des plus belles de la série entière.
Le manga commence ici à diverger plus clairement de l'anime dans les scènes entre personnages. Les conversations entre Misato et Ritsuko sont plus directes, plus denses. Sadamoto donne aux personnages adultes une profondeur qui, dans l'anime, émergeait plutôt dans les épisodes tardifs. La structure narrative du manga est plus comprimée mais plus riche en sous-texte.

Ⓜ Différences avec l'anime

L'introduction d'Asuka est légèrement différente — son passé traumatique est évoqué plus tôt. Kaji est plus clairement établi comme agent double dès son apparition. La relation Misato–Ritsuko a plus de profondeur.